MES INVENTIONS Le Récit Autobiographique de NIKOLA TESLA (1856 - 1943) ENERGIE - DES SOLUTIONS POUR PRODUIRE SANS DETRUIRE L'ENVIRONNEMENT"Il n'y a pas de crise de l'Energie, mais simplement une crise d'Ignorance" B.Fuller MES INVENTIONS Le Récit Autobiographique de NIKOLA TESLA (1856 - 1943) Les chapitres 1 à 5 de Mes inventions furent publiés dans le mensuel Electrical Experimenter de février à juin 1919et le chapitre 6 en octobre de la même année. INTRODUCTION Nikola Tesla écrivit les 6 articles pour magazine qui constituent Mes Inventions, en 1919. Il avait alors 63 ans et c'était bien après l'apogée de sa carrière. Toutefois, il bénéficiait toujours d'une grande notoriété publique qui avait de profondes racines : à 31 ans, soit quatre ans après qu'il eut émigré en 1884d'Europe aux États-Unis, il avait présenté en grandes pompes son système à courant alternatif polyphasé au monde entier - le système électrique qui aujourd'hui est utilisé universellement. *1 (cf. Annexe 1). Le système à courant continu d'Edison, qui lui-même venait à peine d'être inauguré au début des années 1880, fut détrôné au tournant du siècle par le système de Tesla. Les dernières années du XIXe siècle furent pour Tesla sa période la plus féconde. L'inauguration retentissante de l'énorme centrale hydroélectrique polyphasée sur les chutes du Niagara, en 1895, était en soi un gage de célébrité, mais à cette époque déjà il avait entamé ses recherches dans le domaine éblouissant des vibrations électriques et mécaniques de "hautes fréquences". Tesla étonna ses pairs avec des oscillateurs mécaniques qui vibraient plusieurs milliers de fois par seconde et qui étaient capables de désintégrer de l'acier ; ses oscillateurs électriques, affranchis de l'inertie mécanique, produisaient des courants vibrant encore plus vite (ou alternatifs) qui semblaient pourvus de propriétés magiques. Durant les années 1890, ces courants électriques de hautes fréquences furent très connus sous l'appellation "courants Tesla". Lorsque Tesla dévoila ce système électrique polyphasé en 1888, il révolutionna la manière dont l'humanité utilisait l'électricité ; cependant, la découverte stupéfiante des ondes radio, annoncée par Heinrich Hertz la même année, fut bien plus éclatante que la célèbre "bataille" entre Tesla et Edison autour de leurs systèmes à courant alternatif et continu. Avec Hertz, la communication sans fil entrait dans le domaine du possible ; néanmoins, avant que la radio ne devînt une réalité, d'autres découvertes tout aussi renversantes furent réalisées : les électrons, les rayons X et la radioactivité entrèrent très vite dans le vocabulaire. L'ère moderne des changements époustouflants avait réellement commencé ; elle était le résultat de la progression rapide de la population mondiale et de sa maîtrise toujours plus parfaite de l'électricité en tant que source de lumière artificielle. Sa connaissance des courants de hautes fréquences plaça Tesla en tête dans la recherche sur les rayons X, la diathermie, les décharges lumineuses, la robotique et la radio. Ses conférences sur ces thèmes et d'autres eurent un succès retentissant. Ses travaux atteignirent leur apogée en 1899, lorsqu'il fit la démonstration d'un bateau télécommandé très perfectionné à Chicago, et construisit, la même année, un gigantesque transmetteur expérimental sans fil au Colorado. Malheureusement, les théories non orthodoxes de Tesla sur la transmission sans fil (qu'il considérait plus comme un phénomène de conduction de courant par l'air ou la terre et non de libre propagation d'ondes dans l'espace) et son obstination à vouloir transmettre de l'électricité sans fil ainsi que des messages, empêchèrent que ses travaux de pionnier dans le domaine du sans fil fussent reconnus officiellement aux États-Unis pendant de nombreuses années. Ce n'est qu'en 1943 (quelques mois après sa mort) que la Cour Suprême frappa le brevet US sur la radio de Marconi de nullité, en raison des travaux antérieurs de Tesla, Oliver Lodge et John Stone. *2 Cette annulation tardive d'une décision de justice vieille d'un quart de siècle qui favorisait le brevet de Marconi, est exemplaire ; selon l'expression américaine, c'est une manière de fermer la porte de l'étable, après que les chevaux non seulement se furent échappés depuis longtemps, mais furent morts de vieillesse ; en d'autres termes, elle tire un trait sur une affaire périmée et caduque : tous les brevets en cause avaient expiré et leurs détenteurs étaient morts, quant au plaignant, Marconi Wireless Telegraph Company of America, la Société américaine Marconi de télégraphie sans fil, avait été supplantée depuis longtemps par Radio Corporation of America, la Compagnie américaine de Radio, appartenant à l'État. (Le défendeur dans ce procès était le gouvernement US qui s'était emparé de toute la technologie radio durant la Première Guerre Mondiale, sans verser ses royalties à la société Marconi). Dans la mesure où elle fut prise en plein milieu de la Seconde Guerre Mondiale, cette décision fut à peine remarquée, et même la Cour Suprême ne réussit pas à détruire le renom de Marconi, vieux de 30 ans. La belle carrière en radio de Tesla fut voilée par les nombreux succès de la société Marconi avant même le début du XXe siècle : les transmissions transocéaniques de Marconi en 1901/02 furent une aubaine pour les relations publiques. Il ne fait aucun doute que Marconi s'est grandement inspiré des travaux de Tesla et d'autres ; toutefois, son système était moins ambitieux et moins cher que celui de Tesla. Après 1902, Tesla ne réussit plus à rassembler les capitaux nécessaires pour terminer la construction de son transmetteur géant à Long Island qui avait démarré en 1901, et dont l'archétype était son installation expérimentale au Colorado. Sa situation dans le domaine de la radio était précaire, bien qu'il obtînt des brevets potentiellement lucratifs pour sa technique sans fil ; cependant, les investisseurs et associés lui faisant défaut, il ne put défendre efficacement ses brevets. Avant la guerre, Tesla se consacra principalement au développement d'une turbine sans ailettes, simple mais puissante, dont le succès devait lui permettre de faire revivre son système sans fil ; à la veille de la guerre, l'empereur Guillaume, entre autres, avait été séduit par la turbine de Tesla. Toutefois, le prix de son développement était prohibitif, et les intérêts de l'après-guerre ne correspondaient plus aux attentes de l'avant-guerre. La guerre a également brisé le dernier espoir de Tesla dans sa lutte avec Marconi ; il avait fait appel devant les tribunaux français, dans la mesure où certains experts français pensaient pouvoir détrôner la société Marconi de son monopole. *3 Mes Inventions parut au temps du Traité de Paix de Versailles - Tesla pensait certainement beaucoup à la Ligue des Nations lorsqu'il rédigea le chapitre VI. Il ne réalisa pas combien ce moment qu'il avait choisi pour publier un bilan de sa carrière d'inventeur était opportun, cependant, le temps de sa gloire créative était révolu, bien qu'il continuât de travailler en s'inspirant d'une multitude d'idées emmagasinées dans sa mémoire. Son autobiographie aurait sans aucun doute été mieux accueillie deux décennies avant la guerre, lorsqu'il était à l'apogée de sa créativité ; d'ailleurs son éditeur, P.F. Collier, un homme riche et ami de Tesla, l'avait encouragé dans ce sens, lui disant que cela permettrait à tous les deux de gagner de l'argent ; toutefois, à cette époque, Tesla était bien trop occupé. Il était convaincu qu'il vivrait très longtemps, et il a toujours refusé de gratifier quiconque de son autobiographie, disant qu'il s'en chargerait lorsqu'il aura 125 ans et terminé ses recherches. Il est bien malheureux qu'à la moitié de cet âge le destin ait mit un terme "précoce" à ses travaux, et le fait qu'il ait employé un peu de son temps pour écrire sur lui-même, n'est qu'une piètre consolation. En 1919, Hugo Gernsback, éditeur du magazine Electrical Experimenter dans lequel fut publié Mes inventions, l'avait imploré, pendant plus de dix ans, d'écrire des articles sur ses travaux ; quelques années plus tard il offrit même un partenariat à Tesla, dans l'espoir de pouvoir faire figurer ce nom célèbre sur la liste des collaborateurs du magazine.4 Gernsback était enthousiaste non seulement parce que lui-même était un de ses admirateurs depuis fort longtemps, mais aussi parce qu'il savait que le nom de Tesla faisait partie de ceux qui pouvaient avoir un effet magique : sa réputation très controversée pouvait faire vendre des magazines. Les articles de Tesla publiés dans l'Electrical Experimenter devinrent très populaires et laissèrent des impressions tellement durables qu'aujourd'hui encore, beaucoup de gens pensent à Gernsback lorsqu'ils entendent ou lisent le nom de Tesla. Toutefois, l'image qu'a laissée Gernsback est plutôt celle d'un éditeur et auteur de science fiction, et l'association avec Tesla, quoique brève, même si elle fut très remarquée, elle a peut-être mal servi la réputation de l'inventeur dans le milieu scientifique. Durant les deux décennies qui ont suivi la publication de Mes Inventions, Tesla passa de plus en plus pour un "inventeur visionnaire sans portefeuille", enclin à faire des déclarations extravagantes à la presse. Cette image publique au crépuscule de sa vie a conduit à déformer gravement la perception que les gens avaient de lui, et c'est pourquoi il est nécessaire de considérer les origines de la réputation de Tesla d'être controversé et de sa relation particulière avec la presse. II Tesla a toujours été un visionnaire, et Mes Inventions en atteste clairement. À partir du moment où Tesla eut attiré l'attention du public, il ne manqua pas d'exprimer des prophéties audacieuses et des affirmations ambitieuses ; cependant, comme ses brevets furent très vite considérés comme les plus précieux de l'histoire et qu'il créait de nouvelles inventions à une vitesse phénoménale, ses déclarations, quoique surprenantes, étaient considérées parfaitement crédibles. La vérité était plus étonnante que la fiction dans les années 1890, et Tesla n'était pas le seul à avoir des rêves révolutionnaires. Ce n'est peut-être pas un hasard si les années 1890 furent aussi les années de gloire de la presse à sensation, qui s'en donnait à coeur joie avec les inventeurs en général et avec Tesla en particulier. Ses recherches éblouissantes sur les hautes fréquences et ses démonstrations de magie scientifique devant les millionnaires qu'il fréquentait, ses nombreuses excentricités, son caractère exubérant, sa maîtrise de plusieurs langues et sa connaissance littéraire, sa propension à fantasmer sur les conditions futures avec plus ou moins de complaisance, tout cela lui permit de devenir un favori des éditeurs comme, par exemple, ses amis Hearst et Collier. Cette préférence était loin de faire l'unanimité parmi ses pairs, d'une part parce qu'il était un solitaire (ce que certains d'entre eux ont appris en lisant les histoires extravagantes dans la presse), et d'autre part parce que sa carrière fut associée à celle des "brevets Tesla", après que la Compagnie Westinghouse en acquit la propriété exclusive. De nombreux inventeurs rivaux devinrent amers lorsqu'ils découvrirent que les avancées dans leurs travaux sur le courant alternatif étaient freinées de tous côtés par les avocats de Westinghouse, bien déterminés à poursuivre - d'aucuns dirent à persécuter - quiconque chercherait à empiéter sur les droits des brevets. La Compagnie Westinghouse fut affaiblie dans les années 1890 par les coûts très lourds du développement du système polyphasé, ainsi que par l'économie qui connaissait des hauts et des bas prononcés à cette époque fiévreuse de l'industrialisation américaine. Ce n'est qu'en jouant son atout - les brevets Tesla - pour obtenir un maximum de résultats, que la compagnie put faire échouer les ambitions monopolisatrices de General Electric. La stratégie de Westinghouse fut couronnée de succès : la solidité apparente des brevets (antérieure à leur examen en justice) amena General Electric à accepter une "licence croisée" des brevets avec Westinghouse. General Electric devint le membre principal de ce partenariat ; toutefois, les deux entreprises furent libres de fabriquer une gamme complète de matériels alors que des compétiteurs plus petits furent neutralisés. (Cet arrangement est contraire aux lois antitrusts de Sherman de 1911, cependant, à cette époque, le duopole qui commande toujours le marché aux États-Unis, s'était bien protégé.) Il est difficile de ne pas compatir à la frustration d'inventeurs doués comme William Stanley qui, écrasé au milieu d'une confrontation de sociétés, s'en prit au "cartel des brevets" et injuria le nom de Tesla. En réalité, Tesla n'avait bien sûr plus grand-chose à voir avec la compagnie Westinghouse après qu'il eut vendu ses brevets. Il travailla alors en tant que conseiller à Pittsburgh pendant un an, et plus tard témoigna devant la cour à sa demande, mais il avait ni le sens des affaires, ni de véritables intérêts pour la commercialisation de ses inventions ; tout ce qu'il cherchait, c'était des subventions illimitées pour pouvoir mener de nouvelles expériences, comme tout inventeur. À une certaine époque, il fallait être assez naïf pour croire que la convention lucrative qui lui allouait des royalties de 2,50 $ par CV , lui apporterait la "fortune de Rockefeller", car en 1896 Tesla devint, tout comme les autres, le jouet du cartel des brevets. General Electric n'en avait que faire d'enrichir des inventeurs indépendants, et posa comme condition préalable à la mise en commun des brevets leur rachat à un prix forfaitaire, ce qui fait que les royalties du système polyphasé, qui valaient des millions sur le papier, furent payées 216 000 $, en une seule fois, lors de la signature. Lorsque, quelques années plus tard, la cour demanda des explications à Tesla sur cette transaction, il répondit qu'il ne savait rien des détails de cette vente, car il s'en remettait toujours à ses associés pour ce type d'affaire !5 Les brevets de poids de Tesla furent source d'une grande animosité ; cependant, Tesla lui-même, un homme qui vivait toujours dans l'abstrait et qui paraissait ne pas savoir gérer son argent, était tout sauf le roi des escrocs. Toutefois, le public a rarement entrevu l'homme véritable. Selon un ami de Tesla, l'écrivain scientifique Kenneth Swezey, Tesla "ne sortait pratiquement jamais de son monde, de ses pensées et travaux qui l'occupaient" : il lui arrivait souvent de dessiner des croquis sur les nappes en attendant d'être servi, ou de mettre soudainement fin à une conversation pour retourner à ses expériences mentales pressantes.6 Le public savait que Tesla aimait dîner dans des restaurants très chics, mais il ne réalisait pas que son obsession de la nourriture et celle de sauver les apparences, l'emprisonnaient dans des habitudes dont il n'arrivait pas à se défaire, quelle que fût sa situation financière : il était courant qu'il empruntât à Pierre pour payer le dîner de Paul, et il était constamment endetté. Parallèlement, le public savait que Tesla menait une vie sociale prestigieuse - et en effet les attentions des riches contribuèrent au début à faire croire à Tesla qu'il était "arrivé" - toutefois, peu de gens savaient que Tesla était un homme complètement dépendant : il tolérait les occupations futiles des nantis, principalement parce qu'il avait besoin de mécènes pour ses projets ambitieux. En fin de compte, le public lut tellement de compliments hyperboliques sur Tesla au début de sa carrière, que sa perception de Nikola Tesla - voire ses perceptions - était perpétuellement déformée : Tesla devint la victime de son image publique, à l'instar de l'acteur doué transformé en star par Hollywood. Les attentes impossibles de l'inventeur, ainsi que celles du public, conduisirent à une "faille de sa crédibilité" lorsque Tesla devint incapable de réduire au silence les critiques avec sa masse coutumière de nouvelles découvertes, et ses rivaux, jadis indignés par ses premiers succès, s'empressèrent d'acclamer la décadence du puissant homme. Reginald Kapp, dont le père, Gisbert, fut l'ami et pair de Tesla, dit un jour que "Tesla représente un cas intéressant d'un homme à la personnalité susceptible à la fois de lui faire faire des exploits intellectuels et de leur poser des limites"7, un paradoxe commun chez les inventeurs. Ses convictions passionnées qui fascinaient les millionnaires, son obstination qui était en dehors de la sagesse conventionnelle et qui fit de Tesla non seulement un bon mais un grand inventeur, et son optimisme implacable qui lui permettait de rebondir dans les situations les plus désespérantes, l'empêchèrent néanmoins de reconnaître ses propres erreurs, et le conduisirent finalement à s'investir précisément dans les entreprises les plus périlleuses et où il était donc le plus condamné à échouer. Tesla affichait toujours une confiance en soi excessive, exaspérant des inventeurs moins assurés, qui ne se doutaient probablement pas que ce rôle l'obligeait à toujours demander plus de lui-même, à mesure que la chance cessait de lui sourire. Tesla avait un besoin pressant de reconnaissance et Mes Inventions nous montre que celui-ci a ses racines dans son enfance. Il était paradoxalement capable de déplorer sa couverture de presse exagérée un jour, pour nourrir les journalistes le lendemain de prédictions renversantes et de promesses. La presse scientifique, bien qu'hésitant à rejeter fermement les affirmations de Tesla à cause de son extraordinaire réputation, lui réclamait de la copie plus concrète. Toutefois, la presse populaire était plus indulgente : Tesla, le visionnaire controversé faisait vendre des journaux et des magazines au même rythme que l'avait permis Tesla, le génie scientifique. III En juin 1900, lorsqu'il publia "Le problème de l'intensification de l'énergie humaine"8, le vent tourna pour Tesla dans ses relations avec la presse. Il retourna à New York en 1900, après qu'il eut épuisé tous ses fonds dans ses recherches en radio au Colorado. Dans l'espoir de s'attirer de nouveaux créanciers pour son "Système mondial" de transmission électrique et de communication sans fil, il s'arrangea pour que Robert Johnson, éditeur du magazine Century, publie un très long article sur ses derniers travaux. Johnson, au cours des années 1890, avait contribué à faire connaître Tesla à de richissimes investisseurs, dont la plupart étaient prédisposés à admirer l'inventeur, parce que les "brevets Tesla" faisaient autorité en technologie du courant alternatif. Avec cet article dans le Century, Tesla venait de décider volontairement de se servir du pouvoir de la presse pour se faire de l'argent ; c'est pourquoi il étoffa l'article de photos de décharges électriques spectaculaires qui suscitent toujours l'étonnement, même si l'on sait que ce sont des clichés instantanés, représentant de nombreuses décharges différentes. L'article eut pour Tesla le succès escompté : J. P. Morgan fut impressionné au point d'investir 150 000 $ dans son système sans fil. Toutefois, "Le problème de l'intensification de l'énergie humaine" souleva également une vive controverse. Bien que Robert Johnson annonçât qu'il s'agissait d'un "article documentaire et non métaphysique"9, Tesla ne donna que très peu de descriptions concrètes de son système radio ; par contre, il fit une large place à son vaste projet de réformer le monde avec des moyens technologiques consommant peu d'énergie. Tesla s'amusait à pousser ses théories mécanistes de la vie à l'extrême de leur logique : non seulement chaque être humain est un automate, mais l'humanité, dans sa globalité, obéit aux lois de la physique, au même titre que les molécules de gaz obéissent aux "lois des gaz". (Au début de la Première Guerre Mondiale, Tesla avait prédit avec une précision saisissante la durée de la guerre, par extrapolation des guer… truncated (187,566 more characters in archive)