HistoQuiz/Adolf Hitler Adolf Hitler Par Hannah Adolf Hitler Hannah vit en Israël, elle est Juive et Française. Dans le cadre de ses études, il lui a été demandé de faire un mémoire sur Adolf Hitler. Cherchant de l’aide et des sources, elle est passée sur HistoQuiz et j’ai eu le plaisir de l’aider du mieux que j’ai pu. Ce fut pour elle une épreuve pénible que de se pencher sur l’histoire du bourreau de son peuple. Le résultat de ses travaux vous est livré ici. Bonne lecture. Daniel Laurent PREMIERE PARTIE I. Introduction : histoire et historiographie Par le terme d’histoire, on comprend généralement le passé ou une réalité révolue. Le mot histoire dans son utilisation quotidienne signifie le passé lui-même. On ne pense pas toujours que « histoire » a un sens supplémentaire qui est connaissance du passé au travers des témoins oculaires ou des écrits de leurs mémoires ou encore par le biais des propos des chercheurs. Ces deux connotations sont comprises dans le concept « histoire ». Dans le cercle des historiens, on a l’habitude de distinguer histoire et historiographie : si histoire sous entend les faits et événements eux-mêmes, l’historiographie quant à elle se définie plutôt comme les écrits des événements passés par le biais de chercheurs. La distinction entre ces deux éléments revêt une importance capitale qui nous pousse à l’éclaircir davantage. La signification de cette distinction Cette distinction attire notre attention sur le rôle particulier de l’historien et sur le caractère spécifique des écrits historiques – historiographiques. Le passé lui-même est révolu est déjà plus. L’historien au travers ses écrits ne pourra jamais le présenter précisément comme il était, de même que la description d’un paysage aussi fidèle soit-elle, ne sera jamais le paysage lui-même. L’historien dans son rôle de « scribe de l’histoire », va relater le passé, le commenter pour nous mais ne le refera jamais revivre. Durant les dernières générations, l’intérêt des historiens pour l’historigraphie et les obstacles qu’elle rencontre a subi une croissance certaine vu leurs répercutions sur notre époque. De nouveaux chercheurs dans ces domaines naissent chaque jour. Ceci est la preuve concrète que la vision du 19ème siècle est enfin révolue, cette vision basée sur le principe de foi :les historiens sont les détenteurs du passé et, l’histoire – en tant que passé –, parle au travers eux. Cependant, il est certain que la confusion qui règne entre histoire et historiographie n’est pas due au hasard. L’expérience de ceux qui s’intéressent à l’histoire pousse à cette confusion. En effet, de quel autre moyen dispose-t-on pour connaître l’histoire que de consulter et de se suffire des écrits, des récits de chercheurs et d’historiens. Cette restriction – toute objective soit elle – habitue le lecteur à penser que la réalité de l’histoire, est celle qui est relatée dans ces oeuvres, (ce qui n’est évidemment pas le cas). Aussi fort qu’est notre désir de connaître le passé, nous serons tout de même confrontés à ces difficultés insurmontables. Notre connaissance reste donc inévitablement indirecte, ce qui est parfois vrai, même pour notre passé personnel. Nous n’avons aucun moyen de nous téléporter dans l’histoire, ou d’en avoir un savoir direct, ce qui nous contraint à nous fier aux « rapports » des historiens. Ceci, tout en étant conscient que l’historien lui-même, se base sur d’autres écrits puisqu’il n’est pas lui-même témoin oculaire. Il y a donc lieu de s’interroger sur l’avantage de l’historien relativement à un simple consultant d’écrits historiques. L’historien se base sur des documents et des sources orales ou écrites ( rescapés, témoignages…) qu’il va retravailler afin de les organiser pour « faire » l’histoire. Son oeuvre est donc fondée sur des éléments historiques fidèles auxquels le simple consultant n’aura pas accès, mais elle sera empreinte obligatoirement de sa vision, de son étude, de sa critique et finalement de ses conclusions. Le rôle de l’historien consiste donc essentiellement à : 1. L’historien ne peut se suffire des témoignages ou preuves pour prétendre connaître les faits. Au demeurant, quel que soit le nombre de documents ou témoins que possède l’historien, ils ne seront jamais assez complets pour satisfaire ses recherches. 2. L’historien tente de retrouver les liens de causes à effet entre les différents événements. Il enquête donc sur ces relations cachées. 3. L’historien ne se contente pas de décrire les épisodes connus. Son « défi » est plutôt de dévoiler ou découvrir les règles régissant les faits et attitudes des différents personnages qui ont pris part à l’histoire, ceci compte tenu du contexte. Il examine les liens dans un contexte donné entre divers éléments de l’histoire qui à l’origine ne semblait pas converger vers un même but. 4. L’historien porte un regard critique sur la conscience du passé relativement à lui-même. La justesse de cette conscience ainsi que la concordance avec la réalité des faits telle qu’il les interprète sont soumis à la critique de l’historien. L’objectif de mon devoir correspond donc au 3ème point énoncé plus haut. En effet, celui-ci a pour but l’analyse du personnage d’Hitler et le lien avec ses actes commis pendant la shoah. Mon objectif est d’analyser le caractère, la personnalité et la vie d’Hitler et de les relier à ses actes, sans oublier de prendre en compte la situation socio-économique à cette époque. Bien entendu, ce devoir sera seulement hypothétique car je rapporterai des paroles d’historiens, de psychologues ou autres, pour tenter d’émettre une une hypothèse; aucune thèse ne sera donc émise de mon coté. Je donnerai cependant mon avis personnel sur le sujet à la fin de ce devoir. Avant de s’intéresser directement au personnage d’Hitler, il me semble important de définir le contexte où il a trouvé son essor. II. LES CAUSES ECONOMIQUES La république de Weimar Le traité de Versailles (28 juin 1919), les plébiscites de 1920 et 1921 ont enlevé à l’Allemagne la totalité de son empire colonial. A la suite du plébiscite du 20 mars 1921, les communes polonaises de haute Silésie ont été attribuées à la Pologne. Enfin, un plébiscite était prévu dans le territoire de la Sarre pour 1935. Plus frappant encore que ces amputations, apparaît la configuration de la nouvelle Allemagne ou la Prusse-Orientale est séparée du reste du pays par la ville de Danzing et par le « corridor » polonais. La population quant à elle est passée de 57 millions en 1920 à 62,4 en 1925 et à 65 en 1930. Le résultat de la forte poussée démographique d’avant la guerre risque de ne pas se maintenir car le taux de natalité ne cesse de baisser. Une telle régression continue – freinée en partie par la diminution de la mortalité infantile – n’est pas sans inquiéter, particulièrement en face d’une Pologne où le taux des naissances atteint 34%. La répartition géographique de la population allemande reste sensiblement la même qu’au temps du IIème Reich, mais la disproportion entre villes et campagnes s’accroît. La population allemande est plus homogène en 1921 qu’en 1914 ; les amputations subies par l’Allemagne en ont séparé les allogènes. Les milieux sociaux : La crise de 1930 affectera cette catégorie de propriétaires. Lorsque fut crée l’Osthilfe (Assistance de l’Est) pour venir en aide a toute l’Allemagne transelbienne, les junkers furent accusés d’avoir accaparé la majeure partie des secours distribués. La divulgation de ces faits incita Hindenburg à renvoyer Schleicher le 28 janvier 1933, ouvrant ainsi à Hitler les portes de la chancellerie. Dans l’histoire de la paysannerie allemande, les années 1918-1933 ne sont pas une période caractéristique. On a noté l’accentuation de l’exode rural, qui réduit à un tiers de la population du Reich, celle des campagnes. L’inflation a moins touché les paysans que les autres milieux sociaux, car ils sont habitués à vivre en économie fermée et disposent des ressources alimentaires essentielles. Comme tous les Allemandes, ils profitent de la prospérité des années 1925-1929. La crise de 1939 les affecte par la baisse des prix agricoles ; cependant, la gêne qu’elle provoque n’est pas comparable au désarroi que cause la montée continue du chômage. La situation des paysans allemands n’a pas joué de rôle déterminant dans l’avènement du national-socialisme. Il n’en est pas de même de la classe moyenne. L’histoire de la république de Weimar peut être étudiée à travers ses velléités, ses réticences et, finalement, son impuissance à faire vivre un régime issu de la défaite. En 1922-1923, l’inflation a ruiné les rentiers et mis en difficulté les petits et les moyens industriels. Mais le retour au calme et à la prospérité à partir de 1924 profite à tous, aux industriels et aux commerçants qui bénéficient de l’essor des affaires comme aux fonctionnaires et aux membres des professions libérales rassurés par une monnaie stable. Mais, en 1930, le marasme économique va avoir sur la majeure partie de la bourgeoisie une influence décisive. Le trouble et l’incertitude ou se débat l’Allemagne la poussent vers le national-socialisme, seul capable à ses yeux de faire sortir l’Allemagne d’une situation désespérée. La crise de 1929 quant à elle ne tarde pas a se faire sentir dans le domaine de l’emploi. De 500 000 en 1927, le nombre des chômeurs passe a 2 300 000 au cours de l’hiver 1929-1930, 4 millions à la fin de 1930 etc…situation qui n’a certes pas été sans influer sur les progrès du mouvement nazi de 1930 à 1933. Une économie américaine : Pendant les quinze années qui séparent la disparition du IIème Reich de l’avènement du IIIème, l’économie allemande voit alterner les crises et les périodes de prospérité. Crise de l’après-guerre, que caractérise l’effondrement du mark, bien plutôt qu’une baisse de la production : si celle de charbon tombe de 120Mt en 1922 à 62 en 1923 pour remonter à 120 en 1924, c’est en raison de la grève politique déclenchée par l’occupation de la Ruhr. Qu’elle soit due ou non au « fardeau » des réparations, fixées le 6 mai 1921 à 132 milliards de marks-or, la chute du mark est vertigineuse. Le dollar qui s’échangeait contre 4 marks en 1914 en vaut 75 en juillet 1921 et ne fera que croître ensuite. L’inflation de 1923 a laissé dans la mémoire des Allemands un souvenir plus terrible que la défaite de 1918. Impuissant à arrêter cette débâcle, le gouvernement préfère créer en octobre 1923, une monnaie provisoire, le Rentenmark, garantie par une hypothèque générale sur l’agriculture, l’industrie et le commerce allemands. L’adoption en 1924 du plan Dawes – une solution d’attente au problème des réparations – permet à l’Allemagne de lancer un emprunt de 800 millions de marks or et de créer une nouvelle devise, le Reichsmark (RM), sur la base de 4,20 RM pour un dollar. Annulation des billets de banque antérieurs, échange des titres d’emprunt dépréciés de 87 à 97 p. 100 : la réforme ruine les rentiers et les épargnants. Du,moins est elle à l’origine d’une période de prospérité. Pas immédiatement toutefois ; faillites et chômage suivent la stabilisation, le point culminant de la crise se situant aux deux premiers mois de 1926. Mais, des le mois d’août, le mark est libéré de la subordination au dollar ; l’or afflue. Les capitaux étrangers investis en Allemagne depuis la fin de 1924 jusqu’en juin 1927 se montent à 4 milliards de reichsmark dont 70 p. 100 proviennent des Etats-Unis. Le gouvernement du Reich emprunte, pendant la même période, quelque 10 milliards de Reichsmark. Les traces de la guerre et de la défaite paraissent effacées, et on pense avoir retrouvé la prospérité d’avant 1914. C’est dans cette Allemagne de 1925 à 1929 qu’on peut étudier la structure économique du régime weimarien. La production du pays connaît un développement des plus remarquables durant ses années de reconstruction. En effet, tant dans le domaine de l’industrie chimique que celui de la sidérurgie ou même l’exploitation des sous sols, l’Allemagne entre dans le cadre des puissances industrielles. Mais encore plus que les niveaux ce sont les méthodes et les structures de l’économie qui caractérisent l’Allemagne weimarienne. L’Allemagne s’ « américanisé», notent les observateurs : c’est l’ère de la rationalisation du travail à la chaîne, de la standardisation, de la concentration. Celle-ci se fait sentir surtout dans les entreprises de navigation et dans l’industrie chimique : en 1925 est fondée à Francfort l’I.G. Farben, énorme Konzern réunissant plusieurs centaines d’entreprises groupées autour de la Badische Anilin de Ludwigshafen. L’économie allemande donnait en 1929, une impression de force retrouvée et semblait appeler à développer encore sa puissance. En fait, cette apparente prospérité cachait une situation assez malsaine : inflation de crédit, surcapitalisation, ampleur excessive de grands travaux qui déséquilibrent le budget. Le krach boursier d’octobre 1929, aux Etats-Unis, arrête les crédits américains qui alimentaient l’industrie allemande. Les usines ralentissent ou cessent leur production. 1931 et 1932 sont des années de marasme économique marquées par le ralentissement de la production, l’effondrement des prix, le chômage. Les conditions économiques et psychologiques sont réunies pour favoriser la montée du national-socialisme et son triomphe en 1933. SOUS LE SIGNE DE LA DEFAITE En dépit des espoirs qu’avaient fait naître dans tous l’Europe, les années de stabilisation relative (1925-1929), jamais la république de Weimar n’a été vraiment acceptée de la majorité du peuple allemand. L’attitude la plus répandue est celle du refus : refus de la défaite, refus du régime, refus chez certains, de sa structure capitaliste. La défaite de 1918 marque non seulement Weimar, mais le IIIème Reich qui est essentiellement une protestation contre les conditions imposées par la vainqueurs. S’il y a un sentiment qui puise faire la quasi-unanimité des Allemands, c’est bien le refus du Diktat de Versailles, des clauses dures, et surtout inégales, qu’il a fallu signer sans pouvoir les discuter. Il s’agit avant tout des nouvelles frontières qui consacrent la mutilation du territoire : en signant des accords de Locarno (1925), l’Allemagne a bien reconnu ses frontières occidentales, mais elle s’est toujours refusée à faire de même pour ses frontières orientales, et l’hostilité envers la Pologne est une des constantes de sa politique. Sont également en question les clauses militaires et les réparations fondées sur le « mensonge » de la responsabilité allemande. La « politique d’exécution » d’Erzberger et de Rathenau en 1921-1922, celle de Gustav Stresemann, à la Wilhelmstrasse de 1923 à 1929, sont simple expédient, tactique destinée à inspirer confiance et à obtenir peu à peu la destruction du traité de Versailles : ce refus de la défaite et de ses conséquences et d’autant plus catégorique que la légende du « coup de poignard dans le dos », est pour la plupart des Allemands, une vérité : l’armée n’a pas été vaincue, le front n’a pas cédé ; c’est l'arrière qui a été miné par les spartakistes et leur propagande défaitiste. D’où le succès des associations patriotiques comme le Stahlelm (casque d’acier), d’où l’espoir d’une revanche qui effacera la honte de la défaite et du traité qui la sanctionne. Invictis victi victuri : la fière devise trouvée par Ulrich von Wilamowitz-Moellendorf pour le monument aux morts de l’Université de Berlin exprime les sentiments profonds de la majorité du peuple allemand. On ne saurait exagérer l’importance de ce courant nationaliste, le plus fort sans doute de ceux qui ont agité l’Allemagne après 1918. La république et la démocratie sont filles de la défaite : aussi sont-elles englobées dans le discrédit qui frappe tout ce qui touche à cette sombre époque. La fête nationale du 11 août, anniversaire de la constitution de 1919, ne donne lieu qu’à des cérémonies officielles et discrètes, le drapeau noir, rouge et or – celui de 1848 – ne parvient pas à supplanter, dans l’esprit des Allemands les couleurs impériales noir-blanc-rouge. Est-ce à dire qu’une restauration de la monarchie menace de supprimer le république ? Au niveau de l’Empire, il ne le semble pas : la fuite en Hollande n’a pas rehaussé le prestige de Guillaume II. et son fils, - l’ex Kronprinz- n'est guère populaire. La Prusse s’est d’ailleurs donné un gouvernement socialiste. L’attachement serait plus grand envers les dynasties saxonne et bavaroise mais dans une aire territoriale limitée. Tous comptes faits, les chances d’une restauration sont moins grandes qu’on ne le pensait à l’étranger. Ce qui domine, c’est une esprit conservateur, et même réactionnaire, qui s’accommoderait de la république, à condition qu’elle ne soit pas dirigée par des républicains : esprit fait d’hostilité à la démocratie, de mépris du socialisme, de peur du bolchévisme, d’antisémitisme. Ce qui fait la popularité du maréchal Hindenburg, ce qui a assuré en 1925 son élection à la présidence de la République, c’est qu’on a vu en lui, beaucoup plus que le Monk qu’il n’a sans doute jamais songé à être, le garant des traditions contre les doctrines néfastes à la grandeur et à l’existence même de la patrie. LES OPPOSITIONS La « révolution » de 1918 n’a pas bouleversé les structures sociales de l’Allemagne wilhelminienne : la tentative des spartakistes a échoué, et la république de Weimar est demeurée un Etat capitaliste. Pourtant, deux mouvements politiques se proclament anti-capitalistes. Le Sozial-Demokratie a repris en 1925 au congrès d’Heidelberg, le programme d’Erfurt de 1891 : mais ce qui était inspiration marxiste n’est plus que vocabulaire et phraséologie. La véritable doctrine du Sozial-demokratische Partei Deutschland est donnée par Hilferding au congrès de Kiel (1927) : Etat et économie s’interpénètrent ; un Etat démocratique influencera l’économie dans un sens démocratique ; or une économie dirigée par un Etat démocratique, c’est le socialisme. Il n’est plus question de dictature, de prolétariat. Aussi bien, il social-démocratie est-elle devenue un parti de gouvernement elle détient le pouvoir dans les Lander de Bade, de Hesse, de Prusse, à Hambourg et à Berlin. Sur le plan fédéral, le parti est représenté au Reichstag par une importante fraction : 163 députés en 1919, 131 en décembre 1924, 152 en 1928, 143 en 1930. Il participe aux gouvernements de coalition ou leur accorde son soutien : en 1928, c’est un socialiste, Hermann Muller, qui devient chancelier du Reich. Dans le pays, le S.P.D, compte environ un million de membres, contrôle des syndicats et les coopératives, inspire de nombreuses associations. Mais il est bien évident que toute volonté révolutionnaire l’a abandonné. C’est dans le parti communiste fondé en décembre 1918, qu’il faut chercher cette volonté. Puissant en 1923 grâce, en particulier, à l’entrée d’une partie des socialistes indépendants, le K.D.P décline à partir de 1925, sous la direction de Thalmann, étroitement soumis à l’autorité de Moscou. Les communistes allemands, intransigeants sur la doctrine, pratiquent la politique du pire, contribuant à faire élire Hindenburg contre le catholique W. Marx, dirigeant leurs attaques les plus dires contre les socialistes, se tenant aux côtés des nazis lors de la grève des transports berlinois, en novembre 1932. Disposant de formations de combat, il représentent dans la république de Weimar finissante, une force qui a contribué à affaiblir le régime et profite, en définitive, aux nationaux-socialistes. Hostilité au traité de Versailles, à la république de Weimar, à la démocratie bourgeoise, au grand capitalisme, tout cela se retrouve, mêlé, à bien d’autres tendances dans l’idéologie nationale-socialiste, interdit après l’échec du putsch de novembre 1923, se reconstruit. C’est à Munich en février 1925, que se place la « seconde fondation », du parti, sous la direction de Hitler récemment libéré. Elle ne va pas sans difficultés, sans heurts entre Hitler et les frères Strass… truncated (155,934 more characters in archive)